L'archétype de l'entreprise totalement contrôlée

C'est le fonctionnement extrême d'une entreprise mise totalement au service de décideurs plus enclins à se servir d'elle, comme levier de pouvoir et/ou comme source de profit, qu'à la servir. Le contrôle exercé est d'autant plus fort que ladite entreprise est censée répondre à des objectifs précis et exigeants, fixés a priori. Le besoin de contrôle, qui se manifeste au niveau de l'entreprise elle-même, se répercute directement sur tous les éléments qui concourent à l'obtention des résultats attendus et, en particulier, sur les collaborateurs, qui constituent les principaux rouages de son fonctionnement et qui se retrouvent de ce fait presque totalement instrumentalisés.

 

Totalement dépendante des impulsions données par sa direction, une telle entreprise fonctionne sur le modèle de la pyramide hiérarchique. Ses structures mécanistes, faites de règles, de procédures et de contraintes diverses, laissent naturellement peu de place à l'initiative individuelle.

 

Elle met en application les postulats de la théorie X de Douglas McGregor, selon laquelle l'individu moyen éprouve une aversion pour le travail et doit être contraint, contrôlé, dirigé, voire menacé de sanctions, pour fournir tous les efforts nécessaires à l'obtention des résultats escomptés.

 

Elle est souvent dirigée par une personnalité de type autocratique, qui fixe les objectifs à atteindre et en assure le déploiement dans l'entreprise en misant principalement sur les différents facteurs de motivation extrinsèques (carotte et bâton) et sur la compétition interne.